Fantasy·plib

Mers Mortes – Aurélie Wellenstein – #PLIB2020

J’ai lu Mers Mortes en pleine grève climatique. Autant dire que le sujet abordé par le livre m’a alors doublement semblé ancré dans la réalité. Après « Dans la forêt » de Jean Hegland qui rappelait cruellement que la seule ressource sur laquelle l’homme devait compter est la nature, j’ai enchaîné avec Mers Mortes. Ici, on s’éloigne des arbres et des légumes pour parler d’une autre ressource dont nous avons besoin plus que tout au monde: l’eau.

Imaginez un monde ou les mers ont disparu de la surface de notre planète. C’est déjà terrible, car cela influe sur un nombre incommensurables d’éléments de notre environnement qui soyons francs mène à l’extinction de la race humaine. Mais quand en plus, le fantôme des marrées ramène dans le monde humains les habitants des mers morts et assoiffés de vengeance, cela tourne à l’horreur.

C’est dans ce monde que l’on va découvrir Oural. Si vous avez vu l’interview réalisée pour le Plib 2019, vous savez qu’Aurélie Wellenstein utilise différentes références pour les noms des personnages, dont les chiens de la famille. Dans le cadre de Mers Mortes, on a quand même un fil conducteur pour les prénoms. Les personnages dotés de certaines capacités spéciales sont doté de noms de rivières ou cours d’eau.

Oural est justement de ceux qui ont une capacité spéciale: il peut empêcher les fantomes /âmes des animaux marins de faire du mal aux survivants. A chaque marée, il protège les habitants de son refuge. Mais Oural est unique car il a su se lier d’amitié avec l’âme d’une dauphine morte. Ensemble ils vont relever bien des défis pour tenter de sauver l’humanité.

Un message fort

Je n’ai lu que deux livres d’Aurélie Wellenstein, mais à chaque fois l’histoire, l’ambiance et le message sont puissants. En tapant fort dans l’écologie, dans la souffrance que la folie et la convoitise des hommes ont fait subir aux animaux qui font vivre l’écosystème de notre planète, personne ne peut rester insensible. Nous savons tous à quel point nous avons besoin de la nature, de l’eau et pourtant nous continuons à nous voiler la face et conservons nos habitudes polluantes et destructrices.

Les scènes décrivant les souffrances des animaux font mal au cœur, mais d’un autre côté, ce n’est que le reflet de la réalité. Comme d’habitude, le texte est épuré, il n’y a pas de détails sanguinolents mais le message passe très bien. J’aime beaucoup le rythme de l’écriture d’Aurélie Wellenstein. On ne s’ennuie jamais et il y a une belle originalité et un joli parti pris sur les personnages et les univers. J’aurai aimé mieux voir se construire la relation entre le capitaine et Oural avec plus de passages les concernant. Leur relation est assez complexe et j’aurai voulu en découvrir plus avant le dénouement final.

J’imagine que c’est normal d’en vouloir plus quand on aime bien 😉

J’ai donc encore passé un très bon moment avec Mers Mortes et je lirai dès que l’occasion s’en présentera Blé Noir, qui défend de nouveau la cause animale.

Quelques citations pour la route

  • Peut-être qu’on a mérité ce qui nous arrive, pensa-t-il. Peut-être qu’on devrait tous disparaître.
  • Il nous a tous baptisés avec un nouveau nom. Nous renaissions, non plus comme des victimes, des proies apeurées, mais des guerriers.

#PLIB2020 #ISBN9782367406602

4 commentaires sur “Mers Mortes – Aurélie Wellenstein – #PLIB2020

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